APT
Menace persistante avancée. Attaquant doté de moyens importants qui s’installe durablement et discrètement dans un système pour collecter de l’information. Mode opératoire typique du cyberespionnage.
Notions essentielles pour comprendre la gouvernance sécuritaire et l’ingénierie cybernétique.
Chaque notion est présentée brièvement, puis expliquée dans le contexte du cyberespionnage, de la sécurité des systèmes d’information et de la gouvernance cyber. 26 termes.
Menace persistante avancée. Attaquant doté de moyens importants qui s’installe durablement et discrètement dans un système pour collecter de l’information. Mode opératoire typique du cyberespionnage.
Vérification d’identité combinant au moins deux preuves distinctes (mot de passe et code à usage unique, par exemple). Elle réduit fortement le risque qu’un identifiant volé suffise à compromettre un compte.
Toute tentative d’accès, de perturbation, de modification ou de destruction non autorisée de systèmes ou de données. Le cyberespionnage en est une forme particulière, orientée vers la collecte d’information.
Infractions commises à l’aide de moyens numériques, le plus souvent motivées par le gain : fraude, rançongiciel, vol de données monnayables. Sa finalité financière la distingue du cyberespionnage.
Accès clandestin et souvent durable à des informations sensibles, dans le but de les exploiter ou de les transférer, sans nécessairement perturber les systèmes. Sa finalité est informationnelle et stratégique.
Capacité à résister à un incident et à s’en rétablir : anticiper, résister, détecter, répondre, récupérer et apprendre. Elle vise à restaurer non seulement les systèmes, mais aussi la confiance.
Dégradation, blocage ou destruction volontaire de systèmes ou de données. Contrairement au cyberespionnage, son effet est généralement visible et vise à nuire au fonctionnement.
Notion débattue désignant l’emploi de cyberattaques pour créer un climat de peur au service d’objectifs idéologiques ou politiques. Elle se distingue par sa finalité d’effet psychologique.
En droit international, idée que les États ne devraient pas laisser sciemment leur territoire servir à porter atteinte à d’autres États. En entreprise, devoir de prudence raisonnable en matière de sécurité.
Informations se rapportant à une personne identifiable (identité, contact, données financières ou de santé). Leur traitement est encadré par la loi — au Maroc la loi 09-08, en Europe le RGPD.
Détection et réponse sur les terminaux. Solution qui surveille postes et serveurs, détecte les comportements suspects et facilite la réponse aux incidents, y compris ceux qui échappent aux protections classiques.
Transfert non autorisé de données hors du système. Étape clé du cyberespionnage, souvent menée lentement et de façon dissimulée pour éviter la détection. La surveillance des flux aide à la repérer.
Ensemble des décisions, rôles, processus et contrôles par lesquels une organisation oriente et maîtrise sa sécurité. Elle dépasse la technique pour intégrer stratégie, risques, conformité et culture.
Usage de l’intelligence artificielle en attaque (hameçonnage crédible, automatisation) comme en défense (détection comportementale, corrélation). Elle amplifie les capacités des deux camps et doit être gouvernée.
Base de connaissances des tactiques et techniques d’attaque observées. Elle aide les défenseurs à comprendre les modes opératoires, à structurer la détection et à évaluer leur couverture.
Cadre de pilotage de la cybersécurité. Dans sa version 2.0, il s’organise autour de six fonctions — Gouverner, Identifier, Protéger, Détecter, Répondre, Rétablir — pour diagnostiquer et améliorer une posture.
Plan de continuité d’activité. Organisation, moyens et procédures permettant de poursuivre les activités essentielles malgré un incident majeur, y compris d’origine cyber.
Plan de reprise d’activité. Décrit comment remettre en service les systèmes après un incident (restauration des données, bascule, reconstruction). Il complète le PCA et soutient la cyberrésilience.
Message frauduleux imitant un tiers de confiance pour pousser la victime à révéler des identifiants ou à ouvrir une pièce piégée. Le spear phishing en est une variante ciblée, porte d’entrée fréquente du cyberespionnage.
Logiciel qui bloque ou chiffre des données contre rançon. Relevant plutôt de la cybercriminalité, il peut paralyser une organisation ; la « double extorsion » combine chiffrement et vol de données.
Gestion des informations et événements de sécurité. Plateforme qui centralise les journaux, corrèle les événements et déclenche des alertes — essentielle pour détecter des activités anormales, même discrètes.
Centre des opérations de sécurité. Équipe qui surveille en continu le système d’information, analyse les alertes et coordonne la réponse aux incidents, en combinant humains, processus et outils.
Capacité d’un État ou d’une organisation à garder le contrôle de ses données, infrastructures et choix technologiques, et à réduire les dépendances critiques. Le cyberespionnage la met directement en jeu.
Cadre d’architecture d’entreprise. Méthode pour concevoir et faire évoluer l’architecture du SI en l’alignant sur la stratégie, et pour intégrer la sécurité dès la conception (« security by design »).
Détection et réponse étendues. Corrèle les signaux des terminaux, du réseau, de la messagerie et du cloud pour une vision unifiée et une détection plus rapide des attaques complexes.
Principe d’architecture supprimant la confiance implicite : chaque accès est authentifié, autorisé et contrôlé, quel que soit l’emplacement. Il limite le mouvement latéral et l’exfiltration en cas de compromission.